I - Les débuts difficiles du catholicisme en Australie (1788-1834)
Venons en à l'histoire du christianisme en Océanie, le dernier des cinq continents à avoir reçu l'Évangile. Cette partie du monde, à la différence de l'Asie, de l'Europe
et de l'Afrique, ne fait pas du tout partie du monde de la Bible. Les commencements remontent seulement au XVIème siècle. Pour faire bref, hormis la reconnaissance du Portugais
Magellan aux îles Marianne (en 1521) où l'évangélisation par les catholiques est liée à celle des Philippines, et quelques incursions des aumôniers des grands navigateurs espagnols ou portugais,
les premiers chrétiens à propager leur foi dans le sud de cette région seront les protestants anglo-saxons.
Au début du XIXème siècle l'établissement des églises chrétiennes en Australie va de pair avec l'implantation de population d'origine européenne,
en majorité des protestants des îles britanniques, mais aussi nombre d'irlandais catholiques qui constitueront le point de départ du diocèse de Sydney puis des autres diocèses d'Australie.
Comme ce sont les anglais qui colonisèrent l'Australie, la seule religion autorisée fut la religion de l'Eglise d'Angleterre c'est à dire l'anglicanisme. Au
début de l'année 1788
deux bateaux français rejoignent la flotte d'Arthur Phillip ( voir la fête nationale australienne ), à bord deux prêtre

s catholiques l'abée Jean-André Monges et le moine franciscain Claude-François Joseph Louis Receveur.
Ce dernier meurt suite aux blessure
s infligées par des guerriers des îles Salomon, c'est le premier prêtre catholique
a être enterré sur le sol australien. La tombe du père Receveur fait partie aujourd'hui du célèbre monument de la Pérouse donné à la France à perpétuité.
Le père Monges quand à lui reste dans les esprits comme le premier prêtre à avoir célébrer une messe sur les bateaux ancrés à Botany Bay
et sur le sol australien.
Cependant en 1788, la colonie pénale de Nouvelle Galles du Sud ne possède ni d'église ni de prêtre résident. Les prisonniers catholiques sont obligés de
suivre l'office anglican sous peine de voire restreindre leur ration alimentaire. Pour les sacrement du baptème, du mariage et pour les séputures les catholiques doivent faire appel aux pasteurs
protestants ou faire sans.
Parmis les prisonniers, 3 prêtres catholiques irlandais sont présents : les pères James Harold, James Dixon et Peter O'Neil, exilés en
Australie parceque soupsonnés d'avoir joué un rôle dans la Révolte irlandaise de 1798. Comme ils sont prisonniers, ils ne sont pas reconnus et ne peuvent pas remplir leurs fonctions de prêtre. En
1802, on recense 1700 catholiques mais qui ne disposent toujours pas ni de prêtre actif ni de lieu
de rassemblement. Le 19 avril 1803, le gouverneur anglais autorise le père Dixon a célébrer en public.
La prenière messe "officiellement sanctionné " a lieu le 15 mai 1803. On raconte qu'elle est dites dans le quartier des Rocks pour une congrégation de
prisonniers. Cette première messe est commémorée dans un vitrail que l'on peut admirer dans la cathédrale St Mary.
En 1819, après de nombreuses demandes et enquêtes, le gouvernement de la colonie autorise officiellement deux prêtres à exercer leur mission auprès des catholiques
de Nouvelle Galles du Sud. Dès lors le continent australien fait partie du Vicariat apostolique de l'île Maurice jusqu'en 1834. Le 12 mai 1834 est créé le Vicariat apostolique de Nouvelle
Hollande et le Père John Bede
Polding, un moine bénédictin anglais, est nommé vicaire apostolique de ce qui est maintenant le Commonwealth d'Australie (voir ci-dessous).
Mgr John Bede
Polding, né en 1794 à Liverpool, bénédictin à Downside, Stratton, maître des novices puis sous-prieur de son monastère, ordonné évêque à Londres en 1834, il reçut d'abord la charge
du vicariat apostolique de Nouvelle Hollande (l'ancien nom de l'Australie) et de la Terre de Van Diemen (terme désignant la Tasmanie). Lorsque des renforts arriveront et qu'il sera possible de
découper les premiers diocèses suffragants, Mgr Polding deviendra archevêque de Sydney jusqu'à sa mort en 1877.