
Sur cette paroi de l’Incarnation, l’artiste théologien
relie et articule ces trois mystères : la
nativité (en haut),
le baptême du Christ (au milieu) et la descente aux
enfers (en bas). Il signifie par là combien ces différents
moments de la vie du Christ procèdent d’un
mêmevmouvement, celui de l’Incarnation ou descente de
Dieu parmi les hommes pour les
sauver, les entraîner
en Dieu.
Cette représentation centrée
sur une ligne verticale
met en lumière ce que l’épître aux Philippiens décrit
comme la kénose ou l’abaissement du Christ qui vient
prendre la condition humaine pour nous relever
comme
Adam et Ève qu’il tire des enfers au bas de cette
représentation, des profondeurs de la terre.
Marie, représentée sur le rouleau de la Torah tenue
par l’ange, sur la droite de cette paroi de l’Incarnation,
est celle en qui la
Parole de Dieu a pris chair. C’est
parce qu’elle fait véritablement « corps » avec la Parole,
en l’accueillant et la méditant que Marie devient ellemême
Parole ou Torah
vivante. En elle s’accomplit la
Parole de l’Ange, la prophétie d’Israël, la loi de Moïse,
la promesse de Dieu.