Mercredi 16 janvier 2008
  
 

   I - Les débuts difficiles du catholicisme en Australie (1788-1834)

     Venons en à l'histoire du christianisme en Océanie, le dernier des cinq continents à avoir reçu l'Évangile. Cette partie du monde, à la différence de l'Asie, de l'Europe et de l'Afrique, ne fait pas du tout partie du monde de la Bible. Les commencements remontent seulement au XVIème siècle. Pour faire bref, hormis la reconnaissance du Portugais Magellan aux îles Marianne (en 1521) où l'évangélisation par les catholiques est liée à celle des Philippines, et quelques incursions des aumôniers des grands navigateurs espagnols ou portugais, les premiers chrétiens à propager leur foi dans le sud de cette région seront les protestants anglo-saxons.
  Au début du XIXème siècle l'établissement des églises chrétiennes en Australie va de pair avec l'implantation de population d'origine européenne, en majorité des protestants des îles britanniques, mais aussi nombre d'irlandais catholiques qui constitueront le point de départ du diocèse de Sydney puis des autres diocèses d'Australie.
        Comme ce sont les anglais qui colonisèrent l'Australie, la seule religion autorisée fut la religion de l'Eglise d'Angleterre c'est à dire l'anglicanisme. Au début de l'année 1788 deux bateaux français rejoignent la flotte d'Arthur Phillip ( voir la fête nationale australienne ), à bord deux prêtrelaperouse.jpegs catholiques l'abée Jean-André Monges et le moine franciscain Claude-François Joseph Louis Receveur.
       Ce dernier meurt suite aux blessures infligées par des guerriers des îles Salomon, c'est le premier prêtre catholique a être enterré sur le sol australien. La tombe du père Receveur fait partie aujourd'hui du célèbre monument de la Pérouse donné à la France à perpétuité.
        Le père Monges quand à lui reste dans les esprits comme le premier prêtre à avoir célébrer une messe sur les bateaux ancrés à Botany Bay et sur le sol australien. 
        Cependant en 1788, la colonie pénale de Nouvelle Galles du Sud ne possède ni d'église ni de prêtre résident. Les prisonniers catholiques sont obligés de suivre l'office anglican sous peine de voire restreindre leur ration alimentaire. Pour les sacrement du baptème, du mariage et pour les séputures les catholiques doivent faire appel aux pasteurs protestants ou faire sans.
         Parmis les prisonniers, 3 prêtres catholiques irlandais sont présents : les pères James Harold, James Dixon et Peter O'Neil, exilés en Australie parceque soupsonnés d'avoir joué un rôle dans la Révolte irlandaise de 1798. Comme ils sont prisonniers, ils ne sont pas reconnus et ne peuvent pas remplir leurs fonctions de prêtre. En 1802, on recense 1700 catholiques mais qui ne disposent toujours pas ni de prêtre actif ni de lieu undefinedde rassemblement. Le 19 avril 1803, le gouverneur anglais autorise le père Dixon a célébrer en public.
        La prenière messe "officiellement sanctionné " a lieu le 15 mai 1803. On raconte qu'elle est dites dans le quartier des Rocks pour une congrégation de prisonniers. Cette première messe est commémorée dans un vitrail que l'on peut admirer dans la cathédrale St Mary.
       En 1819, après de nombreuses demandes et enquêtes, le gouvernement de la colonie autorise officiellement deux prêtres à exercer leur mission auprès des catholiques de Nouvelle Galles du Sud. Dès lors le continent australien fait partie du Vicariat apostolique  de l'île Maurice jusqu'en 1834. Le 12 mai 1834 est créé le Vicariat apostolique de Nouvelle Hollande et le Père John Bede Polding, un moine bénédictin anglais, est nommé vicaire apostolique de ce qui est maintenant le Commonwealth d'Australie (voir ci-dessous).

        Mgr John Bede Polding, né en 1794 à Liverpool, bénédictin à Downside, Stratton, maître des novices puis sous-prieur de son monastère, ordonné évêque à Londres en 1834, il reçut d'abord la charge du vicariat apostolique de Nouvelle Hollande (l'ancien nom de l'Australie) et de la Terre de Van Diemen (terme désignant la Tasmanie). Lorsque des renforts arriveront et qu'il sera possible de découper les premiers diocèses suffragants, Mgr Polding deviendra archevêque de Sydney jusqu'à sa mort en 1877.

 
 







 
par Pastorale des jeunes du Diocèse du Mans publié dans : l'Ausralie une autre réalité
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Vendredi 11 janvier 2008
        La fête nationale australienne commémore la création de la première colonie brittanique sur le sol australien  le 26 janvier  1778.  C'est  tout d'abord James Cook  qui au nom du roi Georges III, revendique la région appelée dès lors Nouvelle-Galles du Sud. Désirant affermir son autorité sur le territoire, le gouvernement anglais décide la création d'une colonie pénitentiaire et envoit un premier convoit de 200 marins et 700 forçats sous la direction du capitaine Arthur Phillip. Ce premier convoi arrive le 18 janvier 1778 à Bottanay Bay mais Arthur Phillip préfère s'installer dans une petite anse riche en eau potable qu'il nomme Sydney en référence à Lord Sydney (ministre du roi Georges III ). Le 26 janvier 1778, le capitaine Phillip établit la première colonie permanente.


        Aujourd'hui, la fête nationale n'a pas la même signification, elle remet au jour les valeurs comme la tolérance et le respect vis-à-vis des populations minoritaires comme les aborigènes. Ce jour là on organise dans les grandes villes des cérémonies de naturalisation et de remises de décorations. Elle est enfin l'occasion de rassemblement entre amis autour du traditionnel barbecue puis d'un superbe feu d'artifice sur le pont de Sydney. Elle marque la fin des vacances d'été pour les écoliers australiens.

 
par Gaël publié dans : l'Ausralie une autre réalité
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